Domaine Jacques Prieur - Bourgogne

Le Domaine Jacques Prieur, basé à Meursault, est une propriété emblématique de la Bourgogne. Ce domaine, situé entre Gevrey-Chambertin et Chassagne-Montrachet, possède une mosaïque unique de parcelles prestigieuses. Neuf grands crus, quatorze premiers crus, et trois crus monopoles constituent ainsi le vignoble.
Les rênes du Domaine Jacques Prieur sont aujourd’hui tenus par Edouard Labruyère, épaulé par Martin Prieur, le descendant de la famille fondatrice et l'oenologue Nadine Gublin

Domaine Jacques Prieur

Depuis 1868

L’histoire du Domaine Jacques Prieur commence par le mariage, le 24 février 1868, de Claude Duvergey et Marie Taboureau. De cette union naquit la Maison de négoce Duvergey-Taboureau. Si les débuts de cette société se sont déroulés sans investissement directs dans la viticulture, ils ne tarderont pas à se lancer dans l’acquisition de terres en Côte d’Or. Trois crus Monopoles se verront ajoutés à un certain nombre de parcelles déjà très prestigieuses.
À la fin du XIXe siècle, l’absence d’héritier direct oblige les 2 époux à se tourner vers la nièce de Marie, Hélène Taboureau, qu’ils marient avec un homme de bonne famille : Henri Prieur. Du fruit de leur amour naît un fils, Jacques Prieur. Au décès de ses grands-parents, Jacques récupère la propriété du Domaine et lui lègue son nom en 1956. Il deviendra une grande figure de la Bourgogne, notamment grâce à son rôle dans la création de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin.

Cuvier souterrain, murs de pierre et tonneaux au centre

Cuvier des Chardonnay ©www.prieur.com

bouteille de Clos Vougeot du domaine et ses verres

Clos Vougeot - Grand cru ©www.prieur.com

facade en pierres claires du domaine

Domaine Jacques Prieur ©www.prieur.com

Une équipe soudée

La défense de la Bourgogne comme objectif commun

Pour pallier au rachat du Domaine par des actionnaires étrangers, 5 familles d’investisseurs s’unissent pour conserver la propriété de Jacques Prieur. Parmi elles on trouve la famille Labruyère, entrepreneurs et viticulteurs mâconnais, qui va finalement racheter les parts de ses partenaires jusqu’à détenir 75% des titres. Edouard Labruyère a ainsi pris la direction du domaine en 2006, épaulé par Martin Prieur. Ce dernier est l’un des 6 héritiers du fondateur et possède le dernier quart des titres de propriété. Malgré le passage de flambeau, l’équipe technique est restée la même. À sa tête se trouve l’oenologue Nadine Gublin, qui se divise entre Meursault, Moulin-à-Vent et Pomerol. Ce trio partage un objectif commun : défendre chaque jour les couleurs des grands terroirs de la Bourgogne.
Pour ce faire, et afin de transmettre au mieux la diversité de terroirs offerte par la mosaïque du vignoble, l’équipe a adopté certains principes de l’agriculture biologique.

Des vins amples et racés

En agriculture raisonnée

Le vignoble du Domaine Jacques Prieur compte aujourd’hui 21 hectares, 11 plantés en Pinot Noir et 10 en Chardonnay. Afin de léguer des terres saines à la postérité et de respecter l’expression des terroirs, le chef de culture Daniel Godefroy, a adopté une conduite raisonnée. Ainsi le recours aux intrants est limité, les sols sont travaillés de manière mécanique, et certaines tâches respectent même le calendrier lunaire.
De ces vignes ainsi traitées, le Domaine Jacques Prieur extrait une large gamme en rouge et en blanc. On compte ainsi 11 cuvées en blanc, dont 3 Grands Crus (Montrachet, Chevalier-Montrachet et Corton Charlemagne). Les vins blancs sont amples et complexes, et offrent une sapidité enveloppante.
Pour ce qui est du rouge, les cuvées produites sont au nombre de 15, avec 6 Grands Crus proposés (Musigny, Chambertin, Chambertin Clos de Bèze, Echèzeaux, Clos-Vougeot et Corton-Bressandes). La puissance et le velouté de ces vins rouges sont étonnants, d’une grande finesse.