Vins Bordeaux primeurs 2019

Publié le 28 mai 2020 Dans : Actualités du vin, Investir dans le vin, Slider home Avec 610 Vues

Pourquoi le vin est un placement à faible volatilité ?

volatilité vin

La crise sanitaire déclenchée par l’épidémie de Covid-19 aura généré, à partir du 21 février 2020, un véritable krach boursier. Tous les indices liés aux actions se sont effondrés de près de 40% en l’espace de seulement un mois 4 petites semaines. Jamais, dans l’histoire de la finance, aura-t-on connu une déflagration aussi forte et aussi rapide. Telle une puissante avalanche que rien ne peut arrêter, les bourses du monde entier se sont écroulées. À quel niveau le marché du vin a été impacté ? Voyons cela ensemble.

Incertitude face au Covid-19 : quelle volatilité pour le vin ?

Le 24 mars 2020, dès que la contagion du virus a commencé à montrer des signes positifs d’inflexion dans les pays d’Europe continentale les plus sévèrement touchés comme l’Italie, l’Espagne et la France, les cours de Bourse se sont relevés, regagnant ainsi près de 10%. 

Depuis le 26 mars 2020, les cours ne cessent de fluctuer avec une volatilité enregistrant une évolution erratique. Le Marché ne cesse de gagner et perdre de la valeur oscillant au gré des bonnes nouvelles sur le front sanitaire et médical et des annonces de la dégradation macro-économique. L’incertitude est au plus fort et pourrait justifier cette volatilité.  

volatilité vin

Source : Boursorama. Cours du CAC40 entre le 21 février et le 20 mai 2020

Dans une perspective plus longue, l’évolution de ces mêmes indices boursiers comparés aux cours des Grands Crus, permet de voir que la forte volatilité du marché actions ne se réplique pas avec la même intensité que celle observée sur le marché des Grands Crus. 

volatilité vin

Source : WineDecider

La courbe ci-dessus illustre sur un même graphique, en orange le cours du CAC40 et en violet l’Indice WD100, depuis le 1er janvier 2007.  Le WD100 est l’indice le plus global des cours du vin, puisqu’il porte sur 1,8 milliard d’euros de valeur et représente 140 domaines sur 10 millésimes. Les données sont celles du Prix Marché que scanne en permanence WineDecider. Il s’agit de l’indice le plus représentatif parmi tous ceux publiés régulièrement par les différents acteurs du marché professionnel.

L’analyse de cette courbe montre que dans le krach boursier de mars 2020, le WD100 ne chute que de 3% et reprend immédiatement 1 à 1,5% dans les 4 semaines. A ce niveau-là, il n’est pas question de parler de correction. Le marché du vin a montré encore une fois une très grande résilience – une volatilité nulle. Comment explique-t-on cela ?

Le vin : un investissement résilient

Le marché des Grands Crus est constitué de Grands Vins disposant d’un très long potentiel de garde : 20 à 40 ans suivant les crus et les millésimes. Tandis que le vin prend de la valeur gustative, la consommation mondiale va générer le phénomène naturel de raréfaction. Les vins sont bons après 10 ans, ce qui est très souvent le début de leur période d’apogée. Ils sont alors consommés progressivement indépendamment des cycles économiques. Il y a donc une régulation naturelle qui se met en place et va jusqu’à réduire les stocks de vins devenus trop chers ! Ce mécanisme est naturel et se répète sans cesse. Voilà qui justifie la faible exposition aux crises financières et la très faible volatilité.

Contrairement à la crise des subprimes, la crise de 2020 n’est pas une crise financière. C’est une crise sanitaire qui a un impact économique. En 2009, le système bancaire et financier n’était pas prêt à encaisser la violence de la déflagration. La crise boursière s’était accompagnée d’une crise du monde de la finance. La demande sur le marché des Grands Crus, notamment à Londres, avait été impactée. Les cours des Grands Crus se sont affaissés, certes, mais dans une mesure moindre que ceux des actions ! Les banquiers de Londres n’étant pas les seuls à consommer du vin en 2009 !

Loin de vouloir faire une lecture macro-économique de la crise de 2020, force est de constater que cette fois-ci, les Banques Centrales et les Gouvernements ont pris des mesures draconiennes. L’objectif : éviter que la crise ne se mue immédiatement en une crise économique et humaine à forte déflagration. La consommation des ménages est un mot clé dans la bouche des dirigeants. Voilà qui pourrait servir et favoriser le cycle de destruction des vieux millésimes !  Le Vin est fait pour être bu !

Mesdames et messieurs, rendez-vous sur Cavissima.com, achetez, buvez, revendez les meilleures bouteilles !

fiche autheur Thierry Goddet

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *