Vins Bordeaux primeurs 2019
primeurs 2019
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Publié le 5 juin 2020 Dans : Actualités du vin, Dans quels vins investir ?, Investir dans le vin, Primeurs Bordeaux, Slider home, Vins primeurs Avec 770 Vues

Les 5 conditions pour un millésime d’investissement idéal

vin primeur 2019

La campagne des Bordeaux primeurs 2019 commence en cette fin mai 2020. C’est le moment de réviser ses gammes et de rêver à un millésime d’exception pour l’investissement dans le vin. A quoi pourrait-il ressembler ? Finalement, qu’est ce qu’un vin d’investissement parfait ? Quels sont ses gênes ? Quel est le portrait-robot du millésime à ne surtout pas rater ? 

Nous avons identifié 5 conditions pour qu’un millésime soit parfait.

1. Vin Primeur 2019 : Un prix de sortie historiquement très bas au regard de la qualité

Un prix de sortie adapté, cohérent et surtout avantageux par rapport à la qualité du vin, voici le premier critère qui se dessine. On se souvient de 2008, dont la sortie coïncidait avec la crise des subprimes et qui était meilleur et sorti moins cher que le 2007.  Les Chinois se sont arrachés ce millésime pourtant de qualité intermédiaire. 

Rappelons aussi le millésime 2015 de qualité extraordinaire est sorti nettement moins cher que les exceptionnels 2009 et 2010. Les cours des 2015 se sont également envolés.

A l’inverse, le 2011 était nettement trop élevé au regard de la qualité et les prix ne se sont pas réellement appréciés.

2. Des notes des critiques très élevées

Bien entendu ce critère est essentiel pour en faire un grand millésime : plus les notes sont homogènes et élevées, plus le vin sera recherché par les amateurs. Le Château Canon 2015, le Château Pape-Clément 2009, le Château La Violette 2012 : voilà des produits dont les cours se sont envolés. Les amateurs et connaisseurs recherchent ce vin d’exception ; le meilleur du domaine, la note parfaite de 100/100.

3. Un très long potentiel de garde

Souvent associé à une très grande note, on va considérer avec attention le potentiel de garde d’un vin, car plus le vin pourra vieillir et plus il deviendra iconique et recherché. N’oublions pas que la rareté est le moteur de prise de valeur financière d’un vin, ou plutôt le déséquilibre entre l’offre et la demande.

4. Des tannins mûrs et soyeux rendant le vin facile à boire dans sa jeunesse

La buvabilité et la disposition d’un vin à se consommer jeune est un facteur déterminant de prise de valeur. Les millésimes 2005 et 2010 sont des parfaits exemples de millésimes tardifs avec des tannins qui sont restés trop longtemps fermés. Les amateurs de grands vins ont donc retardé l’ouverture de leurs bouteilles sans vraiment savoir combien de temps les garder. A l’inverse, un millésime comme 2016 sera facile à boire dans sa jeunesse et donc les stocks pourront se réduire aisément. Dans 20 ans, les vins de ce millésime seront d’autant plus recherchés que les quantités disponibles auront diminué. C’est la belle histoire que nous comptait jadis l’iconique millésime 1982. C’est ce qui risque de se produire de plus en plus souvent car les étés indiens chauds et secs semblent se multiplier avec le réchauffement climatique.

5. Un classement favorable dans la famille des millésimes

L’élément le plus déterminant pourrait enfin être la position historique d’un millésime dans sa séquence. Ce facteur clé incite les experts de Cavissima à penser qu’il est imprudent de concentrer tous ses investissements en primeur. Plusieurs règles semblent se vérifier, en voici 2 à retenir. On se souvient que 2013, qui n’était pas très qualitatif, est finalement le moins cher et le plus intéressant en termes de rendement dans une série de 4 millésimes intermédiaires qu’étaient 2011, 2012, 2013 et 2014. Ce même phénomène s’était produit avec le millésime 1993. Autre règle, quand 2 grands millésimes se succèdent, le moins cher prend l’avantage. 2010 et 2016 sont les exemples types de millésimes moins attractifs car les prix sont partis à la hausse. Ils succèdent aux excellents millésimes 2009 et 2015, réputés moins bons, mais moins chers.

S’agissant du millésime 2019, alors que l’on ne connaît pas encore le prix, le critère N°1, on peut se dire que les critères 2, 3 et 4 sont remplis. Si les prix sont en baisse, le critère 1 serait également coché. Pour le critère 5, nous attendrons 2021 ou 2022 pour connaître la séquence.

Ne serait-on pas en face d’un scénario presque idéal pour ce millésime 2019 ?

fiche autheur Thierry Goddet

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