Investir dans le vin : informations

Ce qu'il faut savoir avant d'investir dans le vin.

 

Investir dans le vin est un dispositif qui peut s’avérer potentiellement lucratif sur le plan financier à condition qu’il s’inscrive dans la durée et la patience. Les facteurs de risque sont décrits sur cette page. Si dans le passé, les cours des vins d'investissements se sont élevés de 4 à 8% par an (moyenne sur 20 ans), des frais liés au stockage, l’assurance, la gestion et la revente réduisent le profit potentiel.

Un placement de long terme

Le rendement obtenu par ce type d’investissement ne s’obtient qu’à la revente des bouteilles. Revendre une cave entière est un processus qui peut s’étaler dans le temps dans un marché de gré à gré. La prise de valeur d’un vin est liée à sa provenance, la qualité de sa conservation et la diminution effective des stocks disponibles. Les Grands Crus se bonifient et avec le temps deviennent rares : ils prennent de la valeur financière tant que leur valeur gustative continue d'être considérée comme excellente.

La durée du placement est de 5 ans minimum et peut s’étaler sur 15 ans. C’est en conduisant son projet dans le long terme, en procédant à des achats réguliers et des cessions menées en temps et en heure qu’un potentiel profit sera obtenu.

Cavissima inscrit ses propositions d’investissement dans le vin en respectant la loi (Code Monétaire et Financier, lutte anti-blanchiment), les intérêts des producteurs de vin qui portent des stocks et cherchent à les valoriser et ceux de ses clients. Il est à ce titre recommandé de ne pas chercher à vendre son vin dans les 4 premières années car les stocks disponibles à la vente excèdent encore la demande. Le prix à la revente sur la plateforme de revente Cavissima pendant cette période ne pourra être inférieur au Prix Moyen WineDecider; le client toutefois est libre d'organiser la revente de ses vins par ses propres moyens qund il le souhaite

Un marché bien spécifique

pour investir

  • Le marché du vin est un marché cyclique qui obéit à la loi de l’offre et de la demande. Le risque de perte en capital est d’autant plus élevé que le besoin de revendre vite est pressant.
  • La demande est impactée par la croissance mondiale, les taux de change entre l’euro et les principales devises, les politiques tarifaires et la paix dans le monde.
  • L’achat en primeur : l’attractivité réelle du prix fixé par les Châteaux ne peut se mesurer qu’à l’aune des millésimes suivants.
  • Le marché du vin est un marché de gré à gré pour lequel il n’existe pas de cote liquidative. Plusieurs outils sont disponibles et permettent d’approcher la réalité (Cote Idealwine, Prix Moyen WineDecider, Prix Moyen WineSearcher).
  • La liquidité, vitesse de revente d’un vin, est rarement immédiate. Elle dépend de la qualité de la plateforme de revente, de la demande pour ce vin et du prix proposé par le vendeur. Un besoin de liquidité immédiat s’accompagne souvent par une forte dégradation du prix.

Les facteurs de risque

à connaître

Risque de perte en capital ou de moins-value

Tout d’abord, rappelons que les performances passées ne peuvent préjuger des performances futures, d’autant que les conditions de marché – l’offre et la demande – ne cessent de changer dans un monde en perpétuel évolution.

Le risque de perte en capital apparait de façon systématique lorsqu’un client veut vendre un millésime encore trop récent. Le phénomène de raréfaction ne s’est pas produit et l’offre de produits est supérieure à la demande. Sur un marché de gré à gré, le vendeur a alors plus de chances de vendre à perte que de réaliser un gain.

De plus, il est précisé que le marché du vin est un marché cyclique présentant des phases haussières et des phases baissières. Les durées des cycles ne sont pas nécessairement identiques. L’investisseur devra comprendre les tendances du marché pour adapter ses décisions et avoir conscience que l’offre présentée comporte des risques total ou partiel de perte en capital investi.

De la même façon, plus on souhaite vendre vite, plus on est tenté de proposer un rabais élevé.

L'attention de l'investisseur est aussi attirée sur le fait que Cavissima SAS met actuellement en place une individualisation des caisses de vin, qui devrait s'achever fin mars 2019. A ce moment-là, chaque caisse de vin sera identifiée du numéro correspondant au client et figurant sur les factures et bons de commandes. D'ici là et en cas de défaillance de la Société, les investisseurs n’ont qu’un droit de créance sur Cavissima SAS et sont donc exposés à un risque temporaire de perte totale de leur investissement

Risque d’absence de liquidité

La liquidité d’un vin dans les conditions souhaitées par un vendeur n’est pas garantie. Certains vins font l’objet d’une notoriété plus élevée que d’autres. A titre d’exemple, le Château Angélus est une marque visible : c’est la marque la plus vue au cinéma. La marque jouit d’une forte notoriété et d’une très belle image. Elle est demandée et la liquidité sur cette marque est assez forte. A l’inverse, le Château Palmer n’est apprécié que de trop peu d’amateurs en France alors qu’il bénéficie d’une très belle image à l’étranger et la demande pour les millésimes anciens est faible. Le risque d’illiquidité sur ce produit sera élevé sur le marché de particuliers à particuliers en France.

Enfin, nous ne pouvons pas exclure le risque d’illiquidité totale : vins trop vieux, marque ayant perdu son image de marque, ou tout simplement une absence d’acheteur.

Risque lié à la nature même des Primeurs

L’achat en Primeur est un achat aveugle. La pertinence du prix ne peut se mesurer qu’à l’aune des millésimes à venir et des conditions de leur mise en marché. Ce risque se présente notamment pour des vins vendus à prix trop élevés. C’est le cas de la majorité des Bordeaux 2011 mis en marché en primeur par les Châteaux à des prix trop élevés.

Risque de marché

La demande mondiale pour les Grands Crus est impactée per des facteurs économiques et politiques. A titre d’exemple, la crise des Subprimes en 2008 avait nettement impacté le cours des vins. De la même façon, la décision politique du président chinois d’interdire les cadeaux aux membres des administrations chinoises avait entraîné une baisse significative de la demande chinoise.

Risque fiscal

Le vin est un produit doublement fiscalisé puisque chaque pays applique une TVA et une accise (taxe spécifique sur les alcools). S’agissant des plus-values de cessions sur le vin, la France, comme une grande majorité des pays européens, octroie un avantage fiscal non négligeable, en ne taxant pas les revenus. Cavissima invite ses clients à consulter un conseiller juridique, seul-habilité à fournir un conseil dans ce domaine. L’attention du client doit être attirée sur les risques liés à une modification ultérieure de la législation fiscale applicable.

Autres risques (transport, durée de conservation, casse, vol...)

Le risque de casse, de vol ou de dégradation ne peut être totalement écarté lors des transports et du stockage des bouteilles de vin. Ce risque est partiellement couvert par les polices d’assurances contractées à cet effet par Cavissima SAS.

Certains vins trop vieux perdent de la valeur sur le plan gustatif et donc financier. Cavissima fait alors appel à un sommelier pour définir les années d’apogée du vin. Il est conseillé de prendre en compte ces données et s’organiser sur la mise en revente d’un vin avant qu’il ne passe en phase de déclin.